9.7.14

A pieds joints!


J'ai l'impression d'avoir sauté à pieds joints, de juin à juillet! Comme chaque année, juin c'est la course, mais plus encore cette année avec un surcroît de travail pour moi, et des heures sup' à la pelle, pendant 3 semaines, j'ai juste pu sauvegarder les jours où je devais accompagner la petite souris à ses répétitions de danse ou de musique. (Et toujours plus d'ordinateur pour bloguer, seulement un vieux PC de secours que j'utilise avec quelques difficultés..) Et puis dans la foulée, préparer la maison de fond en comble, nettoyer, ranger, aménager, débarrasser, au point que mon homme m'a demandé si je comptais vendre la maison.. 
Enfin bref, la fin de l'école est arrivée sans qu'on l'ait vue venir, et la transition s'est faite en douceur avec l'arrivée, le dernier jour, de nos invités canadiens tant attendus! 
Ils sont déjà repartis, mais on attend déjà leur prochaine visite avec impatience! 


11.6.14

Juin


Voilà, je suis revenue, ma convalescence est déjà bien terminée, et le résultat de l'hospitalisation un peu en demi-teinte, rien de grave, mais une anomalie est bien présente. 
Pendant ma semaine de convalescence, j'ai pris cette photo : année de CP, elle dévore les livres, même les ouvrages scolaires. Si on ne l'entend pas pendant un petit moment, on peut être sûr qu'elle a trouvé quelque-chose à lire.. Je me revois à son âge, je souris et je la laisse tranquille. 

Eccomi tornata, la mia convalescenza è già solo un ricordo, e per quanto riguarda il risultato dell'operazione chirurgica, non c'è niente di grave per fortuna, tuttavia una cosa anomala c'è, infatti.
Nella mia settimana di riposo a casa, ho scattato questa foto : primo anno di scuola, sta divorando i libri, e pure i libri scolastici. Se non la si sente per un po' di tempo, possiamo essere sicuri di trovarla da qualche parte con un libro in mano. Mi rivedo in lei alla sua età, sorrido e la lascio in pace.

13.5.14

Avant de repartir









Un petit tour d'horizon, ici, quelques petits plaisir à garder en mémoire avant de partir quelques jours à l'hôpital. Un plateau gai et coloré offert par mon amie italienne, une nouvelle tasse toute simple mais d'un joli bleu, un thé Løv Organic  à la rose et des Pan di Stelle qui restent encore, du voyage. Un petit paquet aussi, que je n'ai pas encore ouvert, qui me réjouit rien qu'à le voir, ce n'est pas un cadeau, juste mes emplettes à une des boutiques génoises dont je vous parlais, et qui pousse le souci du détail jusqu'à faire ce paquet, même si ce n'est pas pour offrir, juste.. pour le plaisir. Une photo de ma grand-mère, à laquelle je tiens particulièrement, qui n'a pas encore sa place définitive, mais que j'ai plaisir à voir, tous les jours. Et puis un petit tour au jardin, passée l'explosion d'avril, il y a encore de jolies couleurs qui fleurissent. 
En ce qui me concerne, rien de grave, c'est une opération non curative mais exploratrice. Reste que je vais m'absenter quelques nuits, et que même si je ne suis pas inquiète, j'ai hâte que ce soit terminé. Une dizaine de jours de convalescence et je devrais pouvoir retourner au travail. Je pense très fort à mon amie italienne qui va subir le même jour une chirurgie reconstructrice suite à son cancer. 
Et je repense à ma situation similaire, il y a déjà 4 ans, et à tous vos mots de soutien et adorables attentions.  Je crois que leur effet dure encore! 
A très bientôt, ce sera peut-être vraiment le printemps quand je reviendrais.. 

9.5.14

De retour!













Une idée sur ce qu'elle a en tête et qui la rend si joyeuse?








Quelques photos, moments extraits de vacances mère-fille en Italie.
Je me suis promenée tous les jours avec l'appareil photo, jonglant avec les sacs, sacs à dos, parapluie et/ou sacs de courses, et la main de la petite souris dans la mienne. On a retrouvé des amis, renoué d'anciennes amitiés, les enfants ont joué ensemble sans se parler et c'était même encore mieux que si ils avaient pu parler, selon la principale intéressée. On a écarquillé les yeux devant les merveilles de l'aquarium où j'étais aussi enthousiaste que la petite souris, dévoré de la focaccia matin midi et soir, pris des cappuccini à n'importe quelle heure du jour (et presque de la nuit), et aussi des cannoli sicilien, et la frutta martorana, même si ce n'est pas la région, parce qu'il y a un très bon pâtissier sicilien à Gênes, et du pesto à n'en plus finir. J'ai profité, profité profité de la ville, sans jamais me lasser, ne m'arrêtant que par les contraintes horaires que je pouvais avoir. Mais il reste quand-même des zones entières où je n'ai pas mis les pieds, et ça me manque. Après toutes ces années où je n'ai fait que passer rapidement dans la ville quand nous avons pu nous arrêter sur le chemin des vacances ou au retour, il y a des rues et même des quartiers où je voudrais retourner, comme pour vérifier qu'ils existent toujours. Le souvenir avec le temps devient fantasmagorique. J'ai beaucoup rêvé de la ville après l'avoir quittée, et il y a parfois dans mes souvenirs une part de confusion entre le réel et le rêve. Il aurait fallu que je remette les pieds dans chaque rue et sur chaque plage de mes souvenirs. 
Les conditions météo n'ont pas aidé, des après-midi de pluie et même d'orage ont un peu limité les promenades.. j'avais l'impression d'être en automne. Ca ne m'a pas déplu, mais ce n'était pas non plus l'idéal. 
Et puis il manque des images, celles d'une belle rencontre, trop brève à  notre goût, d'une rencontre de blog devenue réelle, celle d'une famille qui habite par le plus grand des hasards, dans la même ruelle que celle où nous logions, la même que celle où je vivais il y a 13 ans. Une brève rencontre chaleureuse que l'on aimerait suivie par d'autres, bientôt, si c'était possible Après les vieux souvenirs ravivés, il semble que l'on puisse s'en créer de tout neufs. 
Enfin, j'ai eu le temps et l'occasion de faire des emplettes, comme c'est toujours impossible de le faire quand nous passons l'été, où 95% des magasins sont fermés. Des vêtements originaux et en toute petite série chez Lo Spaventapasseri, du linge de maison trop trop trop joli chez le Tele della Casana, des petits objets artisanaux en terre des Pouilles, un mezzaro, toile traditionnelle génoise décorée du motif de l'arbre de vie, adaptation des motifs des indiennes qui arrivaient au port de Gênes, chez Rivara, une boutique à l'ancienne ("depuis 1802"), ou un jeune homme et un monsieur en costume (on se croirait chez un tailleur sur mesure) m'ont servie très aimablement, avec, même, le tour de main de l'expert qui transforme un bête sac en plastique en pochette à  l'épreuve de la pluie. Un repas chez Eataly en pensant à Agathe, et puis le tour des boutiques plus ordinaires mais quand-même avec ce petit quelque-chose en plus propre à l'Italie, ce truc qui m'a fait me promettre intérieurement de ne plus jamais acheter de vêtements AVANT de partir en Italie, non, si j'avais eu besoin de quelque-chose ç'aurait été judicieux d'avoir cet excellent prétexte pour acheter des vêtements. Alors que là je n'avais que le prétexte de profiter  du voyage.. 
Enfin, à la fin du voyage, la petite souris réussissait à sortir quelques mots d'italien, et de retour, elle m'a même surprise avec certains dont je  ne savais pas qu'elle les eût retenus! 
Je ne sais pas quand nous aurons l'occasion de refaire ce voyage, mais il est certain qu'elle autant que moi avons hâte..

Alcune foto , momenti estratti da una vacanza madre-figlia in Italia.
Ho camminato ogni giorno giocolando tra macchina fotografica, zaini , ombrelli e/o borse della spesa, e la mano del piccolo topo nella mia. Abbiamo ritrovato amici , rinnovato vecchie amicizie, i bambini hanno giocato insieme senza parlare ed è stato ancora più divertente di se avessero potuto parlare, secondo la principale interessata. Abbiamo spalancato gli occhi, entusiaste entrambe, vedendo le meraviglie dell'acquario, dove io sono stata emozionata quanto il topolino, abbiamo divorato focaccia al mattino, mezzogiorno e sera, preso cappuccini a qualsiasi ora del giorno ( e quasi della notte ), e pure cannoli siciliani e frutta martorana, anche se non è un cibo locale, perché c'è una ottima pasticceria siciliana a Genova, e poi pesto senza fine. Ho approfittato della città senza mai stancarmi, fermata solo dai i vincoli di tempo che potevo avere. Ma rimangono comunque intere zone in cui non ho messo piede, ed è una mancanza. Dopo tutti questi anni in cui sono soltanto
passata in città, velocemente, le volte in cui siamo stati in grado di fermarci sulla strada per una vacanza o di ritorno, vi sono vie e pure quartieri dove voglio tornare, come per controllare che esistino ancora. La memoria col passare del tempo diventa spettrale. Ho sognato tante volte la città dopo averla lasciata, e a volte nella mia memoria sento che ci  potrebbe essere una confusione tra realtà e sogno. Avrei voluto rimettere i piedi su ogni strada e ogni spiaggia dei miei ricordi, per farli tornare concreti.
Il tempo non ha aiutato, con pomeriggi di pioggia e di temporali, avrà un po' limitato le  passeggiate, mi pareva autunno. La cosa non mi è dispiaciuta, ma non era il massimo per uscire e portare la bambina a spasso.
E poi qui mancano delle immagini, quelle di un incontro bello, troppo breve per i nostri gusti , un'incontro casuale dei blog, diventato reale, con una famiglia che vive per puro caso nella stessa strada dove siamo stati ospiti, la stessa di quando ho vissuto lì 13 anni fà. Un breve caloroso, incontro che vorremmo seguito da altri, presto se possibile!  Dopo i vecchi ricordi spolverati, sembra che potremmo crearne nuovi, e sarebbe bello.
Infine, ho avuto il tempo e la possibilità di fare un po' di shopping, cosa che è sempre pressoché impossibile da fare quando andiamo d'estate, dove il 95 % dei negozi sono chiusi. Ci sono i vestiti originali e in piccole serie dello Spaventapasseri, biancheria carinissima delle Tele della Casana, ceramica artigianale della Puglia, un mezzaro, tela tradizionale con motivo dell'albero della vita, da Rivara , un negozio antico ( " dal 1802 " ) , dove un giovane uomo e un signore in completo con cravatta ( sembrava uscito dalla bottega di un sarto su  misura ) mi hanno servita molto gentilmente, e con la destrezza di chi ha l'esperienza, mi  hanno trasformato un banale sacchetto di plastica in una semi-cartella antipioggia . Un pasto a Eataly pensando ad Agathe, e poi anche i negozi più ordinarie, ma comunque con quel qualcosa in più - particolare dell'Italia, cosa che mi ha fatto promettermi  internamente di mai più comprare abbigliamento PRIMA di un viaggio in Italia, no, se avessi avuto bisogno di qualcosa sarebbe stato opportuno avere quest'ottima scusa per comprare vestiti . Mentre lì ho avuto solo la scusa del godersi il viaggio ..
Infine, al termine del viaggio, il piccolo topo è riuscito ad esprimere qualche parola di italiano, e poi tornata a casa, mi ha anche sorpresa con alcune parole che non sapevo che lei avesse imparato!
Non so se o quando avremmo la possibilità di ripetere questo viaggio, ma è certo che, lei  quanto me, non vediamo l'ora ..

*Non so' se perchè è da tanto che non scrivo un testo un po' lungo in italiano, o se perchè è ancora più tempo da quando non ho più letto un libro, ma questa traduzione mi è risultata abbastanza faticosa. Poi per comodità ho iniziato con l'aiuto di g**gle e devo dire che non sono soddisfatta per niente. Nota per il futuro.. 

26.3.14

Mars le renouveau








Que j'aime ce mois de mars! J'ai fêté mon anniversaire, en toute simplicité, au début du mois, le jardin renaît, les jours grandissent, le soleil éclaire différemment le jardin chaque jour, les iris embaument, et j'ai même aimé les giboulées du week-end dernier où le soleil n'apparaissait que lorsqu'il pleuvait! Et puis j'ai fini hier mes séances de kiné pour ma cheville, je peux refaire mes trajets à pieds, et la petite souris enchaîne les cours d'initiation à divers instruments, avant de choisir à la fin de l'année, celui qu'elle adoptera l'année prochaine. Elle est enthousiaste, et c'est un régal de la voir apprivoiser un instrument tel que.. le basson! La semaine prochaine, c'est le hautbois qui commence, et j'espère qu'elle pourra aussi essayer un instrument à cordes avant la fin de l'année : lors d'un concert de harpe et ensemble de cordes samedi, elle était fascinée par les violonistes.
Et puis côté tricot, j'ai fini plusieurs ouvrages que je ne vous ai pas encore montrés, un bonnet, un châle et un gilet. J'ai commencé de tricoter du coton, dans l'euphorie des premiers jours chauds de mars, et puis prévu 2 autres tricots à refaire, le gilet arc-en-ciel de la petite souris, malencontreusement perdu par ma belle-mère qui la gardait pendant les vacances, et un tricot que j'aime beaucoup mais trop court ce qui fait que je ne le porte jamais.. Pour commencer par celui commencé avant tous les autres, mon Twenty-ten, il y a, oh, à peine 2 ans, avec le groupe du "No-buy month" de Ravelry, qui avait pour but de tricoter de la laine du stock. La Cascade Eco+ que j'ai utilisée avait bien été achetée pour ce gilet, mais quelques mois auparavant.. et elle attendait patiemment. Elle a attendue encore puisque je n'ai fini que le mois dernier ce gilet auquel il ne manquait plus que les manches.. Un comble quand on sait que c'est le plus simple de ce gilet, plus de diminutions ou d'augmentations à compter, plus de point de blé, de boutonnières à placer ou de mailles à relever.. Enfin bref, je l'ai fini et même s'il m'a fallu encore plusieurs semaines pour trouver les boutons, ça y est, et aussitôt cousus, aussitôt enfilé et porté! Avec le temps qu'il fait, il est encore tout à fait de saison. 
Et puis juste un mot sur les photos, la photo classique du gilet en entier, mais il y a eu aussi plusieurs photos moins cadrées, un peu floues parfois, où l'on me voit plus que ce que l'on voit le tricot, prises par une petite photographe en herbe de 6 ans et quelques mois, qui s'est régalée à me faire prendre la pose et me photographier, ce qui m'a beaucoup amusée aussi, avec l'appareil des grands, bien lourd, pourtant, pour ses petites mains! 





Enfin, malgré mon envie continue de revenir ici plus souvent, je crois que c'est la nouvelle configuration de notre salon depuis ce week-end, et la réinstallation de quelque-chose qui ressemble beaucoup plus à un bureau que ce que j'avais depuis le mois d'août, va favoriser le retour vers le blog, le mien et les vôtres. C'est incroyable comme le fait d'être bien installée me facilite la vie, enfin l'internet! Assise devant une table, avec le clavier bien positionné, la souris facilement utilisable.. je me demande d'ailleurs si la raréfaction de publication et de fréquentation des blogs n'est pas due à l'utilisation des tablettes par un nombre toujours plus important de personnes. En tout cas en ce qui me concerne personnellement, le retour à la configuration classique est révélatrice, et un plaisir, et me permet de vous dire avec plus de confiance, à bientôt! 

12.3.14

Des froufrous - toute une histoire








Avant le printemps, c'est à dire, avant son arrivée officielle, et même si on s'y croirait déjà, un peu de laine, de la laine de janvier, déjà, un tricot fini dans les premiers jours de mon arrêt de travail. Ce qui finalement tombait à pic parce que les rangs déjà longs, avec les augmentations à la chaîne pour créer les volants, je crois que ça m'aurais pris des jours et des jours en temps normal. Mais là non, ce qui m'a permis de ne pas détester ces derniers rangs. 
Une genèse un peu épique pour ce modèle, que l'on avait choisi de tricoter ensemble, Véronique, Sandrine et moi, à l'automne, disons au moment de la sortie du patron. Chacune avait de son côté d'autres projets en cours ce qui nous a porté jusqu'au mois de janvier. 
Pour la laine, j'avais dans l'idée très précisément le coloris Perfect Love de Abuelita Yarns, mais malgré des mois de guet sur Laine et Tricot, impossible d'avoir ce coloris en stock. Je me suis résignée à chercher ailleurs, et je n'ai pas trouvé. J'ai juste fini par trouver une couleur qui me plaisait vraiment chez ma marchande de laine en ville, sauf que.. ce n'était pas de la laine, mais un fil estival (Mango de Bouton d'Or), coton mélangé. Un fil sport, à peine plus épais que ce que je voulais en plus, mais j'y ai quand-même ajouté un fil de mohair d'Anny Blatt couleur Saumon, pour réchauffer un peu le tout. Pour le reste des couleurs, pour les volants, j'avais vu un joli choix chez Purple Laine, d'alpaga et de merinos (et en plus j'avais bien envie de tester la boutique). J'ai bien étudié les différentes combinaisons de couleur et leur succession sur le modèle, et tout ce que je pouvais faire, (fil simple ou fil en double, j'ai commandé de quoi pouvoir faire le plus grand volant avec n'importe lequel des fils, en simple ou en double selon ce que ça allait donner, indécise que je suis). Et puis j'ai commandé aussi un peu de ce fil-là, qui avait une couleur assez proche de celle que je recherchais pour la partie principale du châle, en me disant que si vraiment la Mango ne faisait pas l'affaire, je pourrais peut-être recommencer avec celle-là. 
Au final, je n'ai pas été déçue par les couleurs! Et ce fil couleur pêche me plaisait tellement (il est si doux.. ) que j'ai décidé de tenter le tout pour le tout, alterner un rang de Mango avec un rang de ce Purple Merino DK. Et aussi, je me suis rendue compte que l'alpaga n'était pas comme celui de Drops un fil "sport", il est beaucoup plus fin. Voilà ce que c'est que de focaliser sur les couleurs et de laisser de côté les questions techniques..
Ce qui fait que j'ai un tricot avec des fils d'épaisseur totalement disparates, que j'ai quand-même tricotés avec seulement 2 aiguilles différentes. La purple merino DK tricoté avec le même n° d'aiguilles que la Mango donne un tricot un peu trop dense, même si ce n'est pas visible, il manque un peu de souplesse à mon goût, les volants en alpaga au contraire sont tricotés un peu trop "aérés", même si j'ai de toute façon changé d'aiguilles, et ce qui m'embête aussi un peu c'est que je trouve que le châle manque un peu d'envergure (avant les volants), alors même que mon échantillon était plus grand que celui préconisé, avec ma laine qui n'avait rien à voir avec celle du patron..
Résultat : rien à dire sur le patron, ingénieux dans sa construction et agréable à tricoter, et qui fait la joie des petites filles avec ses froufrous!
Tout bien pour la commande chez Purple laines, livraison rapide et avec le suivi de colis, par contre, l'alpaca bleu turquoise a un peu déteint (et ce n'est pas parfaitement parti) sur la couleur pêche. Mon tort a été de laisser tremper plus que de raison, mais aussi je ne m'attendais pas à ça!
Notes pour moi-même : renonce à la bidouille! Tricoter 2 fils de grosseur différente avec la même aiguille, c'est pas l'idéal! Accepte de ne pas avoir exactement ce que tu imaginais et essaye de t'adapter plutôt que d'essayer de contraindre les éléments à ta volonté (cf point un, renonce à la bidouille). Et puis ne cède pas à la facilité (flemme), si tu changes de laine, change de laine pour de bon et recommence du début et avec les bonnes aiguilles. Si tu n'as pas envie de recommencer, assume ton choix et continue jusqu'au bout. (cf point un, vous avez saisi l'idée..)

Enfin bref, la petite souris aime beaucoup son châle, comme on peut le voir sur les photos, et c'est l'essentiel. Reste à espérer que j'apprenne de mes erreurs et que j'arrête de bidouiller.. Je ne sais pas si c'est possible!! Véronique par contre, elle, n'a pas bidouillé, et ça vaut le coup d'oeil, avec la splendide Pimprenelle de Laurence!! Sandrine, quand  à elle, nous fera voir sa version plus tard.. 
Bon, et puis je voulais vous parler d'un bonnet, mais je ne sais pas, j'ai l'impression que ce n'est déjà plus l'heure.. 

6.2.14

Les jours calmes







 




Je pense à ces jours à la maison comme à des jours entre parenthèse, par la force des choses je suis vraiment cloîtrée, je ne peux sortir seule que dans mon jardin, quand il fait beau. J'ai découvert avec joie que le matin, un grand nombre de petits oiseaux viennent habiter mon prunus et picorer les kakis, j'en ai compté jusqu'à 32, mais ils ne sont pas tous les jours autant. Depuis quelques matins c'est un rouge-gorge qui volette devant la maison,  on dirait qu'il niche dans un gros laurier-tin, ou alors il vient y manger les baies.. Et puis j'ai pu faire un tour des fleurs qui pointent vraiment bien en avance je trouve! Un iris et des violettes en janvier, je n'en avais encore jamais vu ici..
Je pense beaucoup à mon travail, un peu contrariée par la pression de ma collègue pour que je revienne avant la fin de mon arrêt de travail,  qui trouve que je ne serais pas plus mal sur ma chaise de bureau que dans mon fauteuil à la maison... 
Je mesure la désenvie que j'ai de ce travail, je n'y trouve pas de gratification, pas de reconnaissance non plus, pas de stimulation intellectuelle et pas de perspective d'amélioration de ces trois aspects, simplement c'est l'entreprise de ma belle-famille, et ça compte. Et puis je mesure aussi la chance que j'ai d'avoir un travail, un CDI et des horaires qui me conviennent pour pouvoir m'occuper de la petite souris quand elle rentre de l'école. Je me pose juste la question de savoir si j'ai raison de désirer plus que ce que j'ai. Objectivement je ne crois pas que je trouverais de meilleures conditions ailleurs, mais je ne ferme pas la porte non plus, définitivement. 
Je pense aussi à ce que j'ai constaté en Italie, à ce qu'il me semble en tout cas, où les gens parlent très peu de leur travail, c'est rarement un sujet de conversation en société et même entre amis, du coup j'ai l'impression que l'importance qui y est accordée est moindre, moindre comme statut social, et comme moyen de réalisation personnelle aussi. Comme s'il était accessoire. Je me dis que c'est pas si mal finalement.. Trouver ses satisfactions et gratifications ailleurs, ne pas trop attendre de son travail.. Mais peut-être qu'on nous a trop demandé "qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?", avec cette pression sur les projets d'orientation, sur la projection dans l'avenir, comme si notre "valeur" dépendait de notre travail au final.. 
Enfin bref, évidemment je rêve d'autre chose, j'ai entrevu parfois des situations de travail où je me sentais vraiment bien, mais je crois que ça dépends aussi beaucoup plus qu'on ne le pense de l'entourage, des collègues et des supérieurs.. Enfin c'est ce qu'il me semble d'après mon expérience. 
Et vous, vous aimez votre travail, vous l'avez choisi? C'est un moyen de se réaliser pour vous? Je suis curieuse.. 

LinkWithin

Related Posts with Thumbnails